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2 mots sur... les directeurs d'école01/07/2020

2 mots sur... les directeurs d'école


La crise sanitaire internationale du Covid-19 a bouleversé nos vie et aussi nos écoles. Heureusement que les directeurs d’école était là durant le confinement pour coordonner le télétravail quand c’était possible et pour assurer l’accueil des enfants des soignants au plus fort de la crise.

A partir du 11 mai, le ministère leur a fait avaler un protocole sanitaire indigent de 60 pages pour les réouvertures progressives des écoles : il fallait 4m2 par élèves, respecter les gestes barrières…

Le 22 juin, il fallait accueillir tous les élèves avec de nouvelles règles y compris dans les cours de récréation!

Et les directeurs ont assumé ! Merci à eux !

L’Assemblée nationale a examiné à ce moment-là une proposition de loi du groupe LREM pour donner un « emploi fonctionnel » aux directeurs d’école. Cela fait des lustres qu’on leur promet un statut et le texte de la rapporteure Cécile Rilhac adopté en commission était plein de promesses : des décharges horaires à partir de 8 classes, des augmentations de salaires et un plan de carrière !

Mais lorsque le texte a été présenté en séance, cela a été une toute autre musique en présence du ministre Blanquer !

C’est ce qu’on appelle être roulé dans la farine !

Il y avait une large majorité en faveur de cette PPL, mais les manœuvres de la majorité ont fini par vider leur propre texte ! Tout ça pour ça ! Tout a été envoyé à des décrets ministériels et au bon vouloir de M. Blanquer ! Les directeurs sont sans doute déçus, et le texte, qui va aller au Sénat, n’est our l’instant qu’une côte mal taillée. Les directeurs ont besoin de temps pour s’occuper du projet d’école, de leurs collègues, des parents, du maire, du périscolaire, de l’avalanche des circulaires parfois contradictoires de l’Administration.

Directeur est un métier à part entière. Un directeur doit être le leader pédagogique de son école et pour cela il a besoin de moyens que pour le moment il n’a pas.

Il est pourtant urgent d’avancer sur ces sujets car nos 45000 directeurs d’école se sentent terriblement abandonnés à eux-mêmes.

« Primus inter pares » ne suffit plus ! L’OCDE a montré que l’effet « chef d’établissement » est réel sur les résultats des élèves. C’est pourquoi elle plaide pour davantage d’autonomie et un corps de directeur à l’école primaire. C’est ce que nous n’avons pas fait.

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