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Table ronde sur la filière du livre12/05/2021

Table ronde sur la filière du livre


M. le Président,

Merci aux intervenants qui ont pointé un certain nombre de problèmes sur le marché du livre et notamment la prise en charge des frais d’envoi des livres pendant le confinement.

Alors que le bout du tunnel de la crise sanitaire semble encore éloigné, je pense que les libraires restent plus que jamais soucieux de leurs salariés et des clients. Il faut dire qu’on revient de très loin !

Il y a un an, le SNE avait dévoilé un sondage qui montrait 72% des maisons d’édition avaient pris des mesures de chômage partiel et que 47% des éditeurs et 49% des libraires craignaient pour leur pérennité. Durant le premier confinement dur, de nombreuses voix se sont élevées et les députés de tous bords ont interpellé le gouvernement sur la fermeture des librairies.

Heureusement le 26 février dernier, le gouvernement publiait un décret incluant les librairies dans les commerces dit « essentiels », avec la seule contrainte du couvre-feu.

Ce fut un réel soulagement, la place particulière que le livre et la lecture occupent dans notre société s’est trouvée réaffirmée pendant cette crise.

Le livre procure en effet plaisir, distraction, évasion et il permet d’appréhender de manière pacifique les grands problèmes et défis de ce monde.

Comme l’a évoqué le président tout à l’heure, un des impacts de la crise a été l’annulation des festivals du livre qui sont des occasions, en dehors des librairies et autres bibliothèque ou médiathèques, de favoriser le contact entre les auteurs et leur public potentiel. Je pense particulièrement à « Livre en fête », qui permet depuis 2015 en Alsace du Nord une rencontre en plein air entre lecteurs et écrivains locaux et régionaux. Il faut espérer que l’édition du 27 juin 2021 puisse se dérouler normalement.

Quelle importance accordez-vous à ces festivals du livre qui, de mon point de vue, permettent de démocratiser la lecture en dehors des grandes métropoles. Et peut-être aussi de motiver les jeunes à la lecture car ces festivals sont l’occasion de sortie en famille.

Enfin petite question sur l’anomalie Hervé Le Tellier, puisque le dernier prix Goncourt a été vendu à 440 800 exemplaires, alors que la vente du Goncourt tourne en moyenne à 230 000 exemplaires vendus. Serait-ce un effet heureux de la pandémie actuelle ?

NB : le livre numérique représente aujourd’hui 10% des ventes mais le livre papier a encore de beaux jours devant lui. Et le « sonobook », avec lecture à haute voix progresse !

Durant la crise, le panier moyen d’achat de livres a augmenté, mais le nombre de lecteurs, notamment jeune, a diminué. C’est sur les réseaux sociaux que l’on pourra trouver de nouveaux lecteurs…

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