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Non à la suppression de l'instruction en famille16/02/2021

Non à la suppression de l'instruction en famille


Dans ce projet de loi, présenté comme un marqueur du quinquennat, le lien entre l’instruction en famille et le séparatisme est ténu. Dans le but louable de préserver les enfants du discours fondamentaliste, l’article 21 vient ébranler la liberté d’instruire en famille et l’égalité des chances devient uniformisation. Si le nombre d’enfants instruits en famille augmente, c’est davantage en raison de l’abaissement de l’instruction obligatoire à trois ans que par une volonté de séparatisme. Il y a visiblement une défiance du Gouvernement envers les familles au motif que certains enfants fréquentent des structures clandestines que vous avez d’ailleurs du mal à identifier et à dénombrer, monsieur le ministre. Les mesures prévues à l’article 21 ne sont ni pertinentes ni adaptées. Il n’y a aucune raison de penser que l’État doit être le seul garant de l’intérêt supérieur de l’enfant, celui-là même derrière lequel s’abrite la majorité. Nous sommes bien placés en Alsace pour savoir que le totalitarisme peut malheureusement venir d’un État. La responsabilité de l’éducation des enfants incombe prioritairement aux parents. Le dispositif d’autorisation est très restrictif, et tout régime autre que déclaratif va plonger les familles dans l’insécurité juridique. Le Gouvernement a voulu faire croire à l’opinion publique qu’il a reculé sur ce sujet, mais le texte prévoit bien une interdiction de principe.

Chers collègues, n’ôtons pas aux générations actuelles et futures, sous prétexte de lutter contre la radicalisation, toute chance de développer leur créativité et de s’épanouir grâce l’instruction en famille. Ne touchons pas au premier alinéa de l’article L. 131-2 du code de l’éducation. Votons ces amendements de suppression.

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