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2 mots sur l’impact de la pandémie sur les droits des enfants.07/07/2021

2 mots sur l’impact de la pandémie sur les droits des enfants.


C’est un sujet majeur pour nos sociétés. Les enfants n’ont pas été épargnés par la pandémie, loin s’en faut. Leur santé physique et mentale a été affectée, ainsi que l’égalité des chances en matière d’apprentissage et de développement.

On note malheureusement une augmentation inquiétante de la violence domestique, physique ou sexuelle. Dans les banlieues, celles qu’on appelle les ZUS, comme dans les pays les plus pauvres, la situation s’avère très préoccupantes, la pandémie ayant exacerbé les problèmes préexistants.

Il est impératif que des mesures soient prises rapidement si on veut éviter que la jeunesse actuelle ne subisse longtemps les conséquences de la crise du Covid 19. Ainsi les Etats membres du Conseil de l’Europe doivent-ils adopter les mesures nécessaires pour assurer aux enfants une protection conforme aux normes internationales en vigueur.

Il est évident que les répercussions économiques de la pandémie peuvent plonger les enfants dans des situations dramatiques. Je soutiens dons la proposition d’inciter les Etats membres à garantir un niveau minimum de revenu aux parents et aux structures engagées dans l’Education des enfants ne serait-ce que pour disposer du matériel technologique afin de pouvoir bénéficier d’un enseignement à distance. Il est donc important d’encourager les Etats membres à maintenir un financement suffisant et pérenne des services publics destinés aux enfants. En matière de santé et de protection sociale bien sûr, mais aussi en matière d’éducation.

Le ministre de l’Education nationale français, avec lequel je ne suis pas toujours en phase, martelait durant la crise sanitaire : « l’école c’est bon pour les enfants ». Un point de vue que je partage pour éviter des décrochages scolaires dévastateurs.

Sans continuité pédagogique, nous obérons les perspectives d’avenir de nos jeunes. C’est pourquoi il fallait, pendant cette crise, mettre en œuvre toutes les solutions en utilisant les cours à distance, à la radio ou à la télévision et même Internet. Même si cela pose des problèmes de cadre juridique, déontologique ou administratif.

Enfin, une attention prioritaire doit être portée à la prévention de la violence, y compris dans la cellule familiale. Toute une panoplie de mesures doit être mises en place : des signalements renforcés, des assistances téléphoniques ou technologiques, ou encore des campagnes de sensibilisation aux bons comportements.

Les enfants sont vulnérables mais n’oublions jamais qu’ils sont notre avenir. Nous devons tout mettre en œuvre pour que cette « génération covid » ne soit pas une génération sacrifiée.

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