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2 mots sur... la guerre en Ukraine24/03/2022

2 mots sur... la guerre en Ukraine


L’attaque armée tellement injustifiée de la Fédération de Russie contre l’Ukraine, le 24 février dernier, a plongé l’Europe dans une situation d’une extrême gravité. Elu d’un territoire particulièrement traumatisé par les horreurs des deux guerres mondiales du vingtième siècle, je suis à la fois stupéfait de voir resurgir une telle menace et déterminé à faire tout mon possible pour éviter l’embrasement de notre continent.

L’attaque armée tellement injustifiée de la Fédération de Russie contre l’Ukraine, le 24 février dernier, a plongé l’Europe dans une situation d’une extrême gravité. Elu d’un territoire particulièrement traumatisé par les horreurs des deux guerres mondiales du vingtième siècle, je suis à la fois stupéfait de voir resurgir une telle menace et déterminé à faire tout mon possible pour éviter l’embrasement de notre continent. En effet, les Alsaciens ont connu l’évacuation en 1939, mon père et mon beau-père ont été enrôlés de force dans la Wehrmacht en 1942. L’annexion de fait de l’Alsace par Hitler a été un traumatisme terrible.

Aujourd’hui, la guerre qui déchire deux pays frères, la Russie et l’Ukraine est épouvantable. Le bilan est déjà extrêmement lourd : des milliers de victimes civiles, des millions de migrants, des villes détruites, des populations assiégées sans eau ni nourriture et un risque nucléaire avéré.

Je suis né en 1949, année de naissance du Conseil de l’Europe. La Convention européenne des droits de l’Homme et la Cour européenne des droits de l’Homme ont aussi vu le jour après la seconde guerre mondiale afin de favoriser la réconciliation durable des peuples européens. Cet objectif que nous croyions acquis est brutalement remis en cause.

Le Conseil de l’Europe, la Convention européenne des droits de l’Homme et la Cour européenne des droits de l’Homme ont vu le jour après la seconde guerre mondiale dans une optique de réconciliation durable des peuples européens. Cet objectif que nous croyions acquis est brutalement remis en cause.

Les demandes faites à la Fédération de Russie de ne plus perpétrer d’attaques militaires contre des civils et de préserver les écoles et les hôpitaux ont été vaines.

Le non-respect des couloirs humanitaires est un scandale absolu !

Chaque matin nous découvrons les dégâts humains et matériels causés par de nouveaux bombardements. Le pire c’est qu’après un mois de conflit, ces informations tragiques deviennent presque habituelles.

J’ai toujours été un fervent défenseur du dialogue mais aujourd’hui, le maintien de la Russie au sein du Conseil de l’Europe est indéfendable à la lumière des atrocités commises par son armée en Ukraine.

A long terme, lorsque sera négocié le règlement du conflit, il faudra exiger la souveraineté de l’Ukraine et l’intégralité de son territoire. Céder sur ce point s’avèrerait extrêmement dangereux pour d’autres pays européens. Je pense particulièrement à la Moldavie et à la Géorgie.

Il nous faut donc allier la diplomatie et la fermeté des sanctions. Mais avons-nous réellement le choix ?

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